Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme de l'être – Artisan silencieux des mots qui résonnent – Artiste funambule, Esprit & Corps en équilibre

14 novembre 2017

Partir sur la trace des souvenirs profonds que l’esprit a oublié

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Extraits de lectures & commentaires

« …Notre histoire est avant tout une histoire de mémoires… » in VOTRE CORPS A UNE MÉMOIRE de Myriam BROUSSE éd. Poche Marabout 41r9Wn243mL._SX351_BO1,204,203,200_

13 novembre 2017

« DE MÉMOIRE DE FŒTUS » Edmée GAUBERT éd. Le souffle d’or (extrait) par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Extraits de lectures & commentaires

Magnifique recueil de « témoignages » de ces zygotes, blastocystes, embryons et foetus qui ont vécu des situations parfois difficiles et douloureuses dans la matrice de leur mère sur fond d’une mélodie poétique et justement illustré. L’essentiel y est dans une langue sobre et un langage clair et accessible à tous.

Un beau témoignage de celles et ceux qui sont revenus d’une expérience, voyage, difficiles.

Chapitre « histoire du foetus qui résista aux aiguilles

« …vous savez, le meilleur service à rendre à nos enfants, le plus beau cadeau à leur faire, est de régler auparavant, si cela nous paraît nécessaire, nos problèmes de petits avant d’être grands. C’est par exemple, suivre une thérapie pour devenir conscient des scénarios anciens que l’on continue de jouer afin de les assainir pour ne pas les rejouer avec eux. Ils n’ont pas besoin de porter nos fardeaux… »

 

Bonne lecture…

10 novembre 2017

ATTRACTION DU COUPLE, quelques principes selon ROLANDO TORO ARANEDA par Jean-Christophe Tchékémian

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Il faudrait au sein du couple tout à la fois :

- un désir passionné de l’autre alimentant une grande complicité sexuelle ; autrement appelé LE FÉTICHE

- une profonde relation affective invitant à prendre soin de l’autre avec tendresse ; autrement appelée L’AMNIOS

- une dimension spirituelle, transcendante, amenant à vénérer l’aute avec respect pour sa nature sacrée, sa lumière et son chemin ; autrement appelé LE DAÏMON

Ce serait pour cela qu’en général, c’est la personne représentant l’amnios que l’on épouse par sécurité. Mais ce type de relation manquant vite d’ardeur, la rencontre fortuite avec un fetiche à un moment donné de la vie peut nous conduire à transgresser des engagements, des règles ou encore des principes. Quant au daïmon, dans la mythologie grecque la psyché des femmes et des hommes extraordinaires devient un daïmon, une sorte de génie.

À méditer.

Pour un éclairage plus dense réf. Ouvrage de Philippe LENAIF « J’ai dansé avec mon ombre » éd. Le souffle d’o

7 novembre 2017

« Lumière et analyse » par Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Poésie

« Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux mais en plongeant dans son obscurité » écrivait C-G JUNG

L’analyse  est un plongeon dans l’obscurité, dans les ténèbres et le sombre du refoulé, de l’inconscient.

Devenir conscient c’est faire le choix de la liberté.

La névrose fait de ses symptômes un refuge.

Il en sort de la souffrance ; celle que l’on entretient inconsciemment comme on cultive un jardin qui ne fleurit jamais même pas au printemps.

Les saisons passent. Les souffrances demeurent, comme chevillées au corps déjà meurtri.

Les leurres sont tenaces. La réalité, celle d’une vérité que l’on préfère ignorer, dissimulée, finit toujours par faire surface.

D’inconscient à inconscient, de mémoire en mémoire, cryptes et fantômes agissent et se manifestent. Le mal-être s’installe, tenace, résistant.

Il faudra toute la volonté, le courage et la force de l’analysant pour distinguer modestement, subtilement puis de manière plus flagrante, la lumière au bout d’un long tunnel.

7 novembre 2017

« Christine, morte et disparue de la photo et du roman familial » écrit par Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Extraits de lectures & commentaires

« Carré 35″, hommage à la vérité et à la mémoire que l’on préfère transformer et travestir en roman familial. Mémoire de l’histoire mais aussi d’une Histoire que l’on a parfois du mal à nommer. Les guerres sont devenues des événements et les tabous et silences ont fait leur travail de mémoire.  »35″ est le numéro de l’allée dans laquelle la sépulture de Christine est censée se trouver dans des quasis ruines du cimetière français de Casablanca au Maroc. Cette histoire de vie est comme un miroir de l’Histoire, celle de la colonisation française, dans un Maghreb à feu et à sang. Cette colonisation que l’on a du mal à assumer et à nommer, comme un secret de Polichinelle fait écho à ces secrets, cryptes puis fantômes  qui  prennent racine dans ces  deux branches familiales qui ont fui la pauvreté de l’Espagne, cherchant au Maroc, un avenir plus prometteur et une vie plus douce. Les arrimages établis,  tout semblait sourire à cette femme et cet homme. La caméra témoin de leur bonheur le jour des noces en atteste. Sur la pellicule muette, ni cette femme, ni cet homme ne savait que le secret allait ronger la mémoire de leur vie. Il faudra écrire alors une autre histoire : une fiction.

Chritine  était son prénom.  Enfant, fille et soeur aînée, cachée, morte à l’âge de trois ans, que l’on aurait voulu croire comme les autres mais qui était atteinte de la maladie bleue ou peut-être même trisomique. Douleur, honte, espoirs déchus. Eric Caravaca nous livre à travers ce film poignant, tendre, cru mais jamais obcène, un hommage à la mémoire familiale en forme d’enquête filmée menée avec justesse et nous livrant de puissants et édifiants témoignages. Souvent même, des aveux dissimulés sous les strates du déni, de souffrances. Tout y est vrai. Troublante vérité. Les mots disent le contraire des gestes. Les cryptes, secrets et non-dits se bousculent dans les récits de la mère en forme de déni permanent, du père, dans sa fragilité et ses lapsus ainsi que de ceux qui ont vécu au plus près une bribe de l’histoire que l’on a voulu taire mais qui faisait son travail de mémoire dans les insconscients des survivants.

Partir et recommencer face à la souffrance, la honte et parfois même le désir inconscient d’une mort souhaitée. Comme si tout pouvait n’être qu’un cauchemar que les naissances de l’auteur et de celle de son frère auraient cru à jamais oublié. L’histoire est parfois dure et la mémoire tétue. Les impressions, émotions et autres sensations dont le narrateur témoigne n’étaient que des manifestations de ce fantôme de la grande soeur morte comme une répétition d’une histoire familiale maternelle qui se rejoue. Une mère que l’on a cru absente alors qu’elle était morte. Des scénarios que l’on se construit pour atténuer sa douleur. Les enfants savent tout et pourtant…

Eric Caravaca et son frère ont d’abord ignoré son existence, puis l’on apprise sans autres détails. Il a fallu une manifestion du fantôme pour que l’histoire fasse sens.

Ce film est une sublimation magnifique. Elle témoigne du travail de mémoire et de la volonté de sortir de la dette inconsciente afin d’éviter les troubles. Régler les choses du passé et enfin voir son arbre tel qu’il a existé. Tel qu’il a toujours existé dans les inconscients de toute la famille. Merci Monsieur Caravaca pour ce superbe film.

22 octobre 2017

Césare PAVESE

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Poésie

… » Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force… »

… » L’amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l’un en face de l’autre, mais chacun des deux devant soi-même… »

13 octobre 2017

« Né aux forceps. Bienvenue et bonne année » écrit par Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Poésie

 Mis à la porte. Expulsé de la matrice protectrice avant l’heure. Le voyage n’avait sans doute que trop duré. Il aura fallu l’intervention des forces de l’ordre pour rétablir la situation. Résister à l’appel de la lumière. Refuser de naître à la date et à l’heure. Résister dès sa première sortie. Bienvenue dans ce monde. Premier retard comme déjà agoraphobe. Le travail ne fut pas sans douleurs. La naissance. Une expulsion aux fers. Extraction délicate. Exclu de son foyer, outillé. Mère. Protectrice. Nourrice. Gardienne du temple. Long voyage dans la matrice de son corps. Neuf mois à l’abri du froid et de la faim. Le bruit et la lumière, aveuglante. Traumatisme de la naissance. Confiné dans cet espace. Rêvant ensemble par leurs inconscients synchronisés. Pourquoi sortir. Laisser peut-être un autre derrière soi. Disparu. Un frère. Un semblable. Un autre que soi. Premier sentiment d’abandon. Abandonner le ventre.  Abandonner l’autre une fois encore. Peut-être le jumeau. Quitter. Sortir enfin mais résister. Se rendre. Pieds et poings liés.  Nier l’existence d’un autre avec qui l’on a fait ce long voyage. Se nier. Vie et mort cohabitent. Fuir ou rester. Expérience de la mort. Conjointe de la vie. Sortir seul. A quel prix. Les fers. L’enfer. A quoi bon. Sensation d’une part manquante. On la cherche. Partout. Tout le temps. Chez l’autre. Les autres. Revivre par toutes les fusions le confort originel. La mère. Matrice de tous nos rêves  et de nos premières peurs. Le ventre comme un espace sacré, inviolable, impénétrable. Aucun corps étranger. Sortir, franchir cette frontière, la première peau. Aller vers un territoire dont on ne sait rien. Bienvenue. Pourquoi les fers.  Pourquoi faire. Tiré par les forceps. Comme une horde de soldats armés, il n’était plus question de résister. Ce n’est pas naître. Etre expulsé. Exclu du ventre de sa mère. Le corps a mal. Tiré hors. Déformé. Heurté et déjà abîmé, meurtri. Situation déjà invivable. Inhumaine. Et pourtant pour la vie. La survie. Sort de millions de déracinés. Quitter son territoire. Sa terre, son espace. Avoir connu si tôt l’exclusion. Passer à l’acte. Exclu. Expulsé. Nié. Renié. Par qui. Les fers. Leurs fers. Leurs ombres. Leurs peurs. De qui, de quoi. La porte claque. Dehors. Passé la  frontière. Sauvé. Peut-être. Pas clair. Revivre cette expulsion en force. Forcé. Souvenir du premier désaveu. Sentiment de ne pas être aimé. Plus être désiré. Désiré. Franchissement du cadre. La matrice. L’espace thérapeutique. Résister au sentiment de dépendance. S’affranchir de ce lien. Maternel. Analytique. Réminiscence expérientielle de l’expulsion originelle. Bienvenue. Enfin. Soupirs.

11 octobre 2017

« Quand le pas-sage est à l’action » écrit par Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Billets d'humeur

 

…ou comment le « pas-sage » se retrouve au « hors-cœur » de l’alliance thérapeutique

Dans la conception hellénistique, il y aurait deux aspects du concept même de « sagesse ». D’une part, la sagesse que nous connaissons pour qualifier  le sujet obéissant et tranquille (tel l’enfant docile) et d’autre part la sagesse du sujet accompli (tel l’adulte supposé-savoir). La vraie sagesse serait la conjonction d’une « sophia » ou sagesse théorique et d’une  « phronésis » ou sagesse pratique. Celle-ci sera particulièrement employée par Aristote dans « l’Ethique à Nicomaque ». Elle sera traduite par « prudence ».

La sagesse, concept philosophique et trait de caractère utilisé pour qualifier celui qui se conforme à une éthique, alliant la conscience de soi et des autres, la tempérance et la justice s’appuyant sur un savoir raisonné (le supposé-sachant). Calme et modération apparaissent fréquemment comme une composante de la sagesse dans les définitions académiques. C’est pourquoi, sur le fondement même des qualités associées au concept philosophique de sagesse, celle-ci semblerait comme naturellement acquise à l’analyste. Nous supposons ici le travail introspectif accompli de la part du thérapeute qui le rendrait dès lors, conscient, disponible, empathique, prêt et disposé à recevoir les libres associations d’idées de l’analysant dans la sacralité du cadre thérapeutique. Ce cadre thérapeutique, préalable à toute alliance, fixé par l’analyste et accepté par l’analysant érige l’analyste comme apte à analyser les transferts (positif et négatif) et les projections de l’analysant. Bien au-delà, l’analyste est formé à en faire de même de ses propres transferts (positif mais surtout négatif) et projections formées sur l’analysant. De par sa posture, l’analyste est présumé avoir purgé ses points de névrose les plus handicapants. A défaut, celui-ci est  invité à réinvestir le champ de l’introspection par une tranche analytique conformément à ce que devrait être son éthique. Malheureusement, l’analyste aguerri considère, parfois, à tort, ne pas avoir besoin de cette disposition, cela ne relèverait pas d’une nécessité. Cet écueil s’apparenterait à la  fragilité d’un système clos et relativement hermétique. La supervision est une prudence, une soupape de sécurité à laquelle le thérapeute, conscient de ses limites et de ses périodes de fragilisation, ne devrait déroger.

Cette répartition des qualités respectivement attribuées à l’analyste comme à l’analysant, expliquerait que le « passage à l’acte » se poserait, de fait, du côté de l’analysant. L’analysant, face à ses troubles, en souffrance serait le sujet coupable idéal qui ne pourrait bénéficier d’aucune présomption d’innocence. Qui oserait douter de la santé psychique de l’analyste ? En effet, comment imaginer que le « pas-sage », sujet à l’origine du « passage à l’acte », du franchissement, de la transgression de cette alliance thérapeutique puisse être l’analyste ? Les points de névrose de l’analysant seraient autant de résistances et d’obstacles qui le conduiraient comme par évidence sur la voie de tous les excès alors que la conscience du thérapeute lui épargnerait cette faiblesse. Il est rare que la métapsychologie fasse état du passage à l’acte du thérapeute. Qu’en est-il ?

En substance et afin d’apporter quelques éclairages,  l’ « agieren » ou passage à l’acte freudien serait une mise en action de quelque chose que le patient a oublié et réprimé mais qu’il reproduit sans savoir qu’il s’agit d’une répétition. Lacan, lui, introduit une distinction entre « passage à l’acte » ou acte sans parole (qui n’a pas de sens) et « acting out » qui serait un acte qui pourrait être repris dans une verbalisation (qui a un sens). Globalement, le « passage à l’acte » introduit une notion de franchissement (passage) entre une position et une autre.

Ce serait une faille de la pensée, une tentative pour rompre un état de tension psychique inacceptable qui traduirait chez son auteur.e une intolérance à la frustration, une fragilité des limites du Moi ainsi que la recherche d’une confrontation à la loi et d’une recherche d’identification du sujet à l’objet. L’idée même de la transgression de la loi supposerait l’analysant comme le seul confronté à la difficulté de cette situation par une frustration qu’il ne pourrait élaborer et contre laquelle il ne pourrait ni lutter ni gérer. Qu’en est-il une fois encore ?

L’analyse en tant que cadre préconise la libre association d’idées et le lâcher-prise par les mots.  Dans le cas d’un passage à l’acte, la difficulté qu’aurait l’analysant à vivre ses frustrations empêcherait une élaboration efficiente. Il préfèrerait alors d’autres moyens qu’il utiliserait comme échappatoires inconscientes de ses peurs.  Du côté de l’analyste, son supposé-savoir d’une part et le travail qu’il a réalisé pour prendre conscience de ses points de névrose d’autre part, le mettrait comme à l’abri. On ne pourrait donc pas le suspecter ou l’accuser de franchissement ou de passage à l’acte. N’est-ce donc pas ici un exemple flagrant d’une iniquité naturelle et regrettable qui poserait la relation thérapeutique non pas comme une relation équilibrée et respectueuse de chacun mais comme la manifestation d’une dépendance de l’un sur l’autre voire d’une domination de l’un sur l’autre. L’analyste se situerait ainsi au-dessus du cadre thérapeutique et se mettrait donc par là-même en situation de « hors-cadre ». Cette position de « hors-cadre » s’apparenterait à un franchissement, une transgression de seuil du tolérable. L’analyste ne serait-il pas passé, ici même, à l’acte ?

L’analyste a des outils inhérents à sa pratique pour imposer une forme tacite de domination. Sa seule posture (proxémique – position physique dans l’espace), son pouvoir sur le temps, les silences que l’analysant interprète parfois dans son registre névrotique comme une forme de condescendance, de non intérêt voire de mépris (ce qui a notamment justifier la critique faite à l’endroit des analystes freudiens qui se taisent et érigent le silence – mesuré toutefois – en règle quasi absolue).

Aussi, il nous semblerait plus juste de considérer que les deux parties prenantes de l’alliance thérapeutique puissent se risquer ou être tentées par  le franchissement ou la transgression. L’ignorer ou le réfuter serait comme un signe manifeste,  à considérer avec toute l’attention requise, d’une fragilité ou faiblesse dans le processus thérapeutique. Le « passage à l’acte » avancé par l’analyste ne devrait pas être utilisé comme une arme de destruction aux conséquences lourdes pour l’analysant. Cette arme thérapeutique revêt un caractère trop unilatéral pour en faire un motif ou un prétexte à l’exclusion. Le thérapeute qui éprouve des difficultés à s’inscrire dans une alliance constructive devrait l’énoncer au cœur même du travail ou en référer à un confrère dans le cadre de la supervision. Le reconnaître sans tentative d’ériger l’autre en coupable le poserait non pas en maître de l’alliance mais en co-acteur de celle-ci. C’est là que la conscience deviendrait l’expression d’une sagesse et d’une éthique nécessaires au bon déroulement de la cure.

« PRIMUM NON NOCERE », d’abord de ne pas nuire et ensuite « soigner », au sens ici de la relation d’aide respectueuse et bienveillante : tel devrait se souvenir tout thérapeute des profondeurs.

 « Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force » in le « journal intime » de Cesare Pavese.

NB. in « PSYCHOGENEALOGIE, guérir les blessures familiales et se retrouver soi » Anne Ancelin Schützenberger  éditions PAYOT et RIVAGES 2007 – page 13

« …Mon bon maître, le psychiatre Georges Dumas, puis André Ombredane, son élève devenu mon patron de recherche au CERP (CNRS), m’ont autrefois incitée à toujours me remettre en question, même après une longue pratique, à ne jamais cesser de me faire superviser, de continuer à faire des « tranches de psychothérapie » et de me tenir au courant de l’évolution de la recherche. J’ai suivi leurs conseils et, à mon tour, le prodigue. Rien n’est jamais acquis. Il est vrai qu’il faut du courage, de la persévérance et de l’humilité ainsi qu’un entourage « soutenant », pour repartir en formation et se remettre à étudier, quel que soit l’âge. Aussi, peut-on raisonnablement l’exiger de tout un chacun ? Pourtant, il me semble normal que ceux qui se proposent d’aider autrui aient d’abord « balayé devant leur porte » et soient qualifiés. La bonne volonté ne sufit pas, loin s’en faut. Et souvenons-nous que l’enfer est pavé de bonnes intentions… »

24 juillet 2017

IDENTITÉ SEXUELLE par Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Non classé

Le SEXE est lié aux caractéristiques physiologiques et biologiques permettant de différencier un HOMME d’une FEMME.
Le GENRE quant à lui seul réfère aux RÔLES et COMPORTEMENTS SOCIAUX définis comme la représentation du MASCULIN et du FÉMININ et donc attribués soit aux hommes soit aux femmes.
Lorsqu’il y a CORRÉLATION entre le SEXE et le GENRE (j’ai le corps d’une femme et je me sens ou me vis comme une femme), L’IDENTITÉ SEXUELLE est STABLE.
Le problème se pose lorsque ces 2 notions entrent en conflits.
On parle alors de « TROUBLES de L’IDENTITÉ SEXUELLE » : difficulté ressentie lorsqu’un individu ne se sent pas en adéquation psychologique avec son sexe biologique et le genre qui lui est socialement attribué.

24 juillet 2017

Stage FEMININ – MASCULIN animé par Christine Ulivucci du 31/07 au 06/08 (in Genèse) note Jean-Christophe Tchékémian

Publié par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON, Homme l'être - Artisan silencieux des mots qui résonnent - Artiste funambule de l'esprit en équilibre dans Non classé

Adam  à été façonné par Dieu à son image, ce que l’on entend comme une idée de complétude, détenant en lui le masculin et le féminin. Ève apparaît dans un 2nd temps, issue de la côte (ou d’un côté) d’Adam. Cela signifie que chacun de ces 2 êtres possédait alors en lui les 2 composantes, masculin et féminin avec une nuance différente selon leur sexe.

Il y a ici une symbolique importante de l’imbrication de l’homme et de la femme, du masculin et du féminin. Ève est issue d’Adam et tous les hommes naissent d’une femme.

« …et l’homme dit : voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »

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