Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, Psychanalyste, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dévoilés

26 juillet 2018

« APPARITION » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Non classé

20180726_202622

20 juillet 2018

« REUSSITE ET BONHEUR PAR PROCURATION » par Jean-Christophe TCHEKEMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Billets d'humeur

Au nom de quelle tradition ou sacro-saint principe, pouvons-nous légitimement demander à nos enfants qu’ils réussissent, leur vie et dans la vie et qu’ils soient heureux ? Comme si demander à nos enfants de réussir et d’être heureux suffisait à ce qu’ils y parviennent. Comme si le demander suffisait à ce qu’ils s’accomplissent sur des trajectoires de vie, qui, en réalité, ne sont pas tout à fait les leurs. Les parents s’autorisent-t-ils cette requête au nom d’une prérogative inhérente au rôle qu’ils s’attribuent et qui semble légitime, à savoir : vouloir plus et mieux qu’ils n’ont eu ou fait, eux-mêmes, pour leurs enfants ? Il est parfois même question qu’ils veuillent le meilleur, ou ce qu’ils considèrent être le meilleur pour le compte de leurs enfants. Ainsi, peut-on imaginer, qu’en contrepartie de cette demande de réussite et de bonheur adressée à leurs enfants, les parents en bénéficient par procuration ? Il s’agirait ici d’une réussite et d’un bonheur que les parents vivraient par ricochets comme pour satisfaire inconsciemment des projets de vie, empêchés ou déçus ou auxquels ils ont renoncé. Cette demande prendrait ainsi la forme d’une injonction à la promotion et au bonheur. Cette assignation inconsciente ne compenserait-elle pas avant tout, les frustrations de parents qui n’ont pas pu s’accomplir sur des trajectoires de vie qu’ils n’auraient, sur le même modèle, pas tout à fait choisies ? En réalité, à quoi bon demander à ses enfants de réussir et d’être heureux ? Ils y parviendront et le deviendront naturellement en observant les trajectoires de vie de leurs parents : ils les imiteront si elles leur paraissent attractives et sources d’épanouissement ou en s’en éloigneront si elles leur semblent liberticides. Cet espoir pressant de la part de certains parents ne serait-il pas une manière détournée de confesser leurs frustrations plutôt que d’exprimer des ambitions pour le compte de leurs enfants ? Demander à ses enfants de réussir et d’être heureux là où les parents auraient failli, semble néanmoins une tendance constante et tenace, difficile à dénoncer sans déstabiliser un fragile équilibre familial et une image à garantir. Les réussites et le bonheur affichés de sa progéniture contribuent à valoriser un capital immatériel familial. L’enfant est un investissement et comme tout investissement considéré économiquement comme une consommation différée, les réussites des uns profitent aux autres. A défaut d’être on existe par la réussite des autres. Ce schéma se conçoit de la même manière à l’inverse. Combien d’enfants jouissent et surfent sur la réussite matérielle de leurs parents ? Les réussites des uns participent de l’image des autres. Et le schéma d’une certaine reproduction sociale devient flagrant.

En effet, que projette-t-on sur la réussite et le bonheur de nos enfants ? Qu’espère-t-on qu’ils réalisent ainsi pour notre propre compte sans que le bilan de nos vies soit mis en difficulté ? Quelle est la part de nos attentes personnelles déchues et rêves inassouvis dans ces « attentes-quant-aux-rôles » : projections multiples auxquelles nous soumettons nos enfants avant même qu’ils soient nés ? Le projet sens est la période comprise entre six et neuf mois avant la procréation jusqu’au neuvième mois après la naissance (empreinte de naissance de 27 mois au total selon J-Philippe Brebion) ; celle-ci semble propice à toutes les projections. Les parents confieraient inconsciemment à chacun de leurs enfants en fonction de leur rang de naissance mais aussi de leur sexe et d’un certain nombre d’affinités (familiales, naturelles, oedipiennes ou encore transgénérationnelles), mais aussi par des facteurs différenciants et discriminants propres à l’histoire du clan, des missions réparatrices, compensatrices ou expiatoires. Ces missions maintiennent l’histoire familiale à flot. L’idée serait de panser les plaies laissées à vif, de compenser les regrets et les remords de ces parents qui espèrent et attendent beaucoup de la réussite et du bonheur de leurs enfants. Les schémas répétitifs s’invitent alors à la table des réjouissances et les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Que dire de ces enfants que je perçois comme « otages » d’une histoire familiale aux traumatismes qui se transmettent de manière inconsciente, transgénérationnelle, comme une dot par laquelle ils se sentent liés (au propre et au figuré) ; assignés à une mission quasi-héroïque de vivre un scénario de vie qu’ils n’ont pas choisi et qui, en réalité, ne les concerne pas ? Ces enfants que je décris comme « téléguidés » avant même d’être nés, sous le contrôle inconscient d’une histoire clanique, deviennent des adultes « sous pression(s) éducative(s) inconsciente(s) » assignés à résidence et contraints de faire « plus » et « mieux » sans discréditer les mérites de leur ascendance. Sous les effets d’une double contrainte que la clinique de la névrose de classe de Vincent de Gaulejac dépeint parfaitement, ils n’ont, alors, pas la sensation de vivre l’histoire d’une vie qu’ils ont choisie ni le scénario d’un roman biographique écrit par eux. Ils souffrent des effets de cette situation : un mal-être et un malaise qu’ils ne peuvent pas nommer sans se sentir coupables. Ils ne se sentent pas dignes des espoirs et des projets parentaux ni en mesure d’honorer la dette contractée par leur seule naissance. Le fait qu’ils ne parviennent pas à satisfaire des projets de vie qui ne sont originellement pas les leurs mais qui le sont devenus, par la force inconsciente des choses, est vécu comme une trahison à l’endroit de leurs parents. Ils ne réussissent pas à s’en délier sans conséquences traumatiques. La gêne devient chronique, le malaise s’installe et la culpabilité se transforme en doutes profonds. Ces enfants se vivent en échec et se ressentent « nuls ». Pourtant, ils se trompent sur leur sort mais on ne les rappelle que rarement à la raison. En réalité c’est à la raison des parents qu’il faudrait se rappeler. Il serait intéressant et parfois urgent d’inviter ces parents captateurs de la singularité de leurs enfants, « privateurs » d’un espace vital essentiel pour s’accomplir voire spoliateurs d’une énergie vitale indispensable à l’émancipation à avoir le courage d’admettre leurs frustrations et leur désir caché de jouir de la réussite de leurs enfants.

Nous pourrions légitimement souhaiter et espérer la réussite et le bonheur de nos enfants s’il était question d’une réussite et d’un bonheur qui aient du sens pour eux. Attendre ou demander ne serait, en revanche, pas de bon augure. Nous avons tous des exemples de ces familles pour lesquelles la réussite des uns vient compenser les erreurs, les échecs, les regrets et les remords des autres. Que penser de la génération d’après quand elle n’enrichit pas le clan d’une valeur-ajoutée ? Ce modèle courant d’une certaine idée de la promotion sociale semble si naturel et acquis : faire « mieux » et « plus ». Mais mieux que quoi et plus que qui ? Etre parents n’implique pas d’être détenteurs d’un mandat en blanc-seing ouvrant des droits sur la vie, la réussite et encore moins le bonheur de ses enfants. Tout semble possible aux enfants épanouis : c’est le moment de la toute-puissance. Aussi, le sentiment de cette toute-puissance des enfants suffit à nourrir leurs désirs et leurs rêves même les plus démesurés. Comment faire que ces désirs et ces rêves ne soient que les leurs ? Ne serait-il pas préférable de concevoir l’éducation comme un accompagnement à l’émancipation et à la liberté plutôt qu’une assignation à la réparation ou encore une injonction à la réussite quel qu’en soit le prix ? Ne pourrions-nous pas essayer de ne plus penser l’avenir de nos enfants ? Pourquoi cela devrait-il apparaître comme utopique ? Pourquoi ne pas les accompagner en les aimant « gratuitement », sans contreparties que celle de la liberté qu’on leur offrirait d’explorer leurs propres trajectoires ? C’est ainsi qu’ils auraient le désir, la volonté et le courage vital d’exister librement et pour leur seul compte sans se sentir ni s’éprouver redevables d’un projet de vie assigné qui ne serait pas le leur. Ils composeraient, ainsi, avec les aléas de la vie, qu’ils considèreraient comme des expériences. L’échec, alors formateur, deviendrait, une simple expérience. Les attentes aux ambitions élitistes, symptomatiques selon moi d’un malaise de civilisation, ne considère pas à sa juste place, l’échec, comme ce qu’il est en réalité, à savoir : une expérience du début comme nécessaire pour ne pas sombrer à la fin. Il n’est pas question ici de prôner une culture de l’échec mais de lui redonner une place qui ne soit pas associée à l’humiliation. Celui qui n’a jamais vécu d’échecs est finalement moins bien préparé aux aléas vitaux et  s’écroulera  peut-être avant les autres et bien plus lourdement dans le cas d’une crise existentielle plus profonde. Respecter les échecs et les chutes de ses enfants et y répondre en louant leurs initiatives et leur courage est un magnifique témoignage d’amour. Cet amour désintéressé les nourrira de l’énergie vitale nécessaire à la réalisation de leurs désirs et de leurs rêves les plus secrets et les plus fous, d’une folie créatrice, libératrice, salvatrice et probablement thérapeutique. Les parents font « plus et mieux » en aimant gratuitement leurs enfants et en les encourageant à se relever après avoir loué leur audace et leur courage, à chacune de leurs chutes, plutôt qu’en les assignant à leurs modèles de réussite et de bonheur qu’ils ne sont parfois pas parvenus à atteindre pour leur propre compte. Donnons-leur le courage et l’audace nécessaires pour « faire » plutôt que pré-tracer une trajectoire sur laquelle ils seront ralentis par manque d’élan vital. Le sentiment d’être « de bons » ou « de mauvais » parents (cf. ce qu’en disait Françoise Dolto) ne s’apprécie pas à l’aune des erreurs que l’on évite à ses enfants mais plutôt à l’aune des expériences qu’on leur autorise, par la liberté qu’on leur offre, de se réaliser pleinement et en toute conscience. Nos erreurs deviendront les leurs si nous les assignons aux mêmes frustrations que les nôtres par d’évidentes synchronicités. Dès la naissance, l’enfant, par son aperception tendancieuse, personnelle et singulière, lui permettra de concevoir le monde à travers ses propres filtres et selon l’idée qu’il se fait de son environnement. Cela le conduira grâce à son pouvoir créateur à se réaliser à travers un style de vie qui se déclinera à l’infini dans tous les actes de la vie.

L’enfant n’est-il pas en mesure, par sa perception du monde, ses expériences de la vie (bien avant sa naissance), ses tentatives, fructueuses et infructueuses, de sa place, à lui, celle qu’il occupe dans son environnement, de la hauteur qui est la sienne (même si elle est inférieure à la hauteur des adultes), d’imaginer, de concevoir et de rêver le monde dans lequel il souhaite vivre et d’emprunter les trajectoires qui le conduiront sur la voie de sa réussite et de son bonheur ? C’est en les empruntant et en les transformant qu’il deviendra libre et qu’il choisira en son âme et conscience de réussir sa vie et dans la vie et de se vivre «heureux».

« L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait », tel est le premier principe de l’existentialisme sartrien.

7 juillet 2018

« Ôde à la douceur et la puissance de l’enfant symptôme-thérapeute » Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON après la lecture de l’ouvrage de Virginie MÉGGLÉ

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Extraits de lectures & commentaires

Dans une société qui fait du « premier de cordée » une référence présidentielle et de la réussite sociale et particulièrement de la performance des motifs de grandes satisfactions, les parents oublient (ou font comme si…) parfois combien la différence de leurs enfants, leurs difficultés de quelques natures qu’elles soient, leurs manières d’être ou de faire sont déjà des messages d’une conscience qui les dépasse et d’une souffrance qui se terre (se taire) dans le silence et qui finit par se muer en symptômes. Ces symptômes expriment et communiquent au-delà de la seule souffrance de l’enfant. Nous pouvons même avancer sans trop de risques qu’ils parlent en lieu et place de la souffrance des parents tout autant des dysfonctionnements familiaux auxquels ces enfants sont confrontés, témoins et victimes, pour lesquels ils se res-sentent trop souvent responsables voire coupables. Ils deviennent alors des enfants symptômes : symptômes des souffrances de leurs parents. Plutôt que d’attendre voire d’espérer un diagnostic médical et/ou psychologique qui établirait et aboutirait à l’annonce d’une pathologie-étiquette justifiant des tels comportements considérés hors-normes, l’amour et l’écoute attentive et bienveillante et la place qu’il est essentielle d’accorder à ces enfants sembleraient être le début d’une voie salvatrice pour tous. Il n’est pas question de faire de l’enfant (infans qui ne parle pas encore) un enfant tout puissant érigé en roi mais simplement de ne plus considérer l’enfant comme une progéniture consacrée à la réalisation de rêves qui ne sont pas les siens et qui peut-être, sont pour lui, déjà des cauchemars dont il ne peut rien, de surcroît, témoigner. Ces enfants qui parfois nous dérangent et déstabilisent notre organisation et dérogent à nos plans inconscients et conscients  parce qu’ils sont agités et ne parviennent pas à rester assis plus de quelques minutes, qui ne parlent pas ou qui ont régulièrement mal au ventre au moment d’aller à l’école, qui ne mangent pas ou qui dévorent, qui ne jouent pas ou ne font que rêver, qui mentent ou menacent l’équilibre d’un couple ou d’une famille expriment beaucoup plus, par leurs comportements en marge, que leurs seules problématiques existentielles. Ceux-là même méritent notre attention particulière car ils nous éclairent à l’aune de leurs symptômes sur nos propres fonctionnements et dysfonctionnements. Ils sont alors, sans que personne ne l’ait imaginé, devenus de manière fortuite des thérapeutes. Ils prennent déjà à leur charge (ces charges sont parfois bien pesantes), la souffrance de leurs parents. Didier Dumas avait déjà fait référence à ces enfants improvisés en véritables thérapeutes de leurs souffrances et de celles du clan, dans son magnifique et magistral ouvrage de référence « l’ange et le fantôme ».

Virginie Megglé, psychanalyste et auteure nous offre avec cette délicatesse des mots qui déculpabilisent ou parfois même qui innocentent et avec un regard que l’on ne peut imaginer autrement que bienveillant un merveilleux hommage à ces enfants devenus thérapeutes par la force des choses mais aussi un appel aux éducateurs et aux parents. Ces enfants sont fragiles et forts en même temps. Comprimés dans des mécanismes aux airs d’injonctions paradoxales ou de doubles contraintes, ils souffrent d’abord en silence puis expriment cette souffrance par des symptômes (dans le meilleur des cas et paradoxalement pour leur/notre plus grand bien) qui invitent inconsciemment les parents à poser un autre regard sur leurs différences. Ils ne sont ni malades ni hors-normes. Ils ont compris où se situe la souffrance de ceux qui sont censés les aimer et les protéger. Ils ont besoin de leur amour et sont prêts à tout pour plaire à ces parents et pour leur éviter de vaines souffrances.  Il les évoquent après les avoir imprimées et les expriment autrement qu’en mots. Ils l’expriment en maux. Mais il serait vain de ne rien faire de ces symptômes et de ces maux. Ils deviennent ainsi l’occasion d’une re-considération de la place à accorder à chacun mais aussi de la re-considération qu’il est nécessaire d’accorder aux talents naturels des enfants qui ne sont pas si pervers (polymorphes) que certains l’ont dit par une interprétation hors contexte et peut-être trop hâtive ou erronée comme le précise Virginie Megglé dans son dernier ouvrage.

J’ai lu magnifique livre  » QUAND L’ENFANT NOUS DÉRANGE ET NOUS ÉCLAIRE : à l’écoute de l’enfance en souffrance » édition EYROLLES collection COMPRENDRE ET AGIR comme une invitation à laisser du temps aux enfants non pas pour se perdre mais pour grandir à côté de parents qui écoutent et entendent leurs propres souffrances en recontactant leur enfant intérieur et pour mieux être auprès des leurs. « L’enfant qui n’entre pas dans le moule est bien souvent le révélateur d’un dysfonctionnement, en exprimant à travers son symptôme des conflits familiaux inconscients… ».

Car ne venons-nous pas tous du pays de notre enfance ?

7 juillet 2018

« Un peu d’espace à l’Autre qui nous ressemble et nous effraie »…Billet d’humeur par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Billets d'humeur

Pour ne plus nous sentir heurtés ou agressés par les mots ou les agissements de l’Autre, il est intéressant de nous demander ce que ces mots ou ces agissements  qui nous heurtent, nous racontent de notre propre histoire, ce qu’ils éclairent de ces zones d’ombre qui sommeillent en nous et qui sont comme réactivées par ces tensions que l’on reçoit comme des agressions. Enfin, le rejet de l’Autre ne serait-il pas le rejet de ce que l’Autre nous renvoie de nous-mêmes comme un beau miroir… »Miroir, mon beau miroir… »

Et si l’une des voies d’accès à l’apaisement était d’offrir à cet Autre aux mots, aux agissements ou aux choix de vie qui nous dérangent, un espace d’expression. Cet accueil en forme d’ouverture de l’esprit et du corps (comme des marques d’une réelle disponibilite) aurait un double intérêt : accueillir la différence pour ce qu’elle est, à savoir : une autre manière de dire, de faire ou de vivre  (la seule possible parfois, ici et maintenant) et nous permettre de contacter nos propres zones d’ombre qui sont mises en émoi devant cette différence qui au fond aurait les traits d’une ressemblance qui nous rassemble. À défaut elle nous divise et nous éloigne dans la tension comme autant de symptômes du malaise qui nous raconte bien évidemment une histoire qui nous concerne et que nous maintenons dans un espace qui se manifeste ailleurs et autrement.

L’Autre qui nous gêne nous raconte souvent quelque chose de nous-mêmes auquel nous n’accédons pas ou plus, que nous refoulons ou face auquel nous résistons. L’Autre aux aggissements qui nous dérangent ne nous dérange rarement pour ce que nous croyons et que nous affirmons même parfois. Mais il en faut du courage et de l’audace pour (re-)contacter ces zones d’ombre qui nous conduisent à rejeter l’Autre parce qu’il nous ressemble beaucoup plus que nous ne le pensons voire même, déjà beaucoup trop…

29 juin 2018

MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE : exposition JAMES NACHTWEY

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Non classé

La mémoire est la chose la plus essentielle que nous ayons pour imaginer le futur et éviter la répétition des erreurs du passé. Si nous ne nous souvenons pas du passé, nous serons condamnés à le répéter sans conscience. Tel pourrait être le message porté à bras le corps par James Nachtwey à travers ce tour des mondes de la gravité et de tous les excès.

Réalisée en étroite collaboration avec Roberto Koch, cette exposition est la plus grande rétrospective jamais dédiée au travail du photographe. À travers son regard personnel et intome, elle propose une remarquable réflexion sur le thème de la guerre, dont la portée est nécessairement collective et en appelle à notre conscience humaine.

17 sections différentes constituent le parcours de l’exposition qui investit l’ensemble des espaces de la MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE, formant ainsi un ensemble de près de 200 photographies dans une atmosphère sombre et grave mais jamais pesante. La scénographie est sobre et rappelle par d’absence de fioritures et autres informations en marge de chaque photographie qu’il est question ici de l’image brute porteuse de messages et symboles. Elle rassemble ainsi les images de celui que l’on peut considérer comme le photoreporter le plus prolifique de ces dernières décennies, un observateur exceptionnel de notre monde contemporain et probablement l’un de ses témoins les plus clairvoyants.

« J’ai été un témoin. Un témoin de ces gens à qui l’on a tout pris – leurs maisons, leurs familles, leurs bras et leurs jambes, et jusqu’au discernement. Et pourtant, une chose ne leur avait été soustraite, la dignité, cet élément irréductible de l’être humain. Ces images en sont mon témoignage. »

James Nachtwey

Je vous conseille cette superbe visite au coeur de ce qu’il y a de plus terrifiant dans la vie mais qui ne peut être ignoré. Chaque photographie est un message politique. Nous en ressortons bouleversés et humbles.

 

 

POUR ILLUSTRER…

James Nachtwey, témoin de la souffrance humaine | ARTE

https://www.arte.tv/fr/videos/083192-000-A/james-nachtwey-temoin-de-la-souffrance-humaine/

 

 

28 juin 2018

« JUMEAU PERDU » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Poésie

JUMEAU PERDU

28 juin 2018

« GRAPHIQUE » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Poésie

GRAPHIQUE

27 juin 2018

« ESCARGOTS À L’INFINI » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Poésie

ESCARGOTS À L'INFINI

27 juin 2018

« MARTINE AU CHAPEAU DE PAILLE » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Poésie

MARTINE AU CHAPEAU DE PAILLE

26 juin 2018

« PARQUET DE CIELS VERSAILLAIS » par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON

Publié par Jean-Christophe TCHÉKÉMIAN-BON, artiste de l'être, artisan des mots et des silences dans Poésie

"PARQUET DE CIELS"

12345...11

Magicpokantasilisme |
Classe des CP |
Ontnoeudnouediepastoux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La femme libérée
| Samulak
| H0megirls